Aix et ses eaux souterraines

Samedi 30 novembre, Gérard Nicoud, grand spécialiste de l’hydrogéologie locale, a régalé un auditoire fourni sur ce qui fonde la réputation d’Aix : ses eaux souterraines.

Des cartes géologiques ont permis de montrer que les deux chaines calcaires enserrant le lac appartiennent au massif du Jura, et non des pré alpes !

Les eaux thermales

L’exploitation actuelle des eaux thermales d’Aix tient aux recherches réalisées par Gérard Nicoud lui-même en 1980 : le massif de la Charvaz à l’ouest du lac dépourvu de sources, devant, selon lui, générer une nappe. Des forages profonds lui ont donné raison. Le forage de la Reine Hortense à -1500 m produit une eau très minéralisée à 25°C, riche en soufre, et un second à -2000 m, une eau minéralisée à 75°, le mélange des deux donnant l’eau thermale à 42° des thermes nationaux de nos jours.

Les nappes de la Charvaz sont déviées vers Marlioz où un forage à -150 m donne une source froide et minéralisée.

L’eau minérale d’Aix-les-Bains

La source de Saint Simond, riche en magnésium, témoigne de son passage dans la dolomie, roche jurassique constituant le massif de la Chambotte. Elle est dorénavant pompée à -625 m (source RS 4) pour être embouteillée.

Les sources d’eaux banales

Elles sont nombreuses dans les environs, affleurant souvent au débouché d’éboulements des Bauges : la Monderesse à St Ours, la Meunaz sur la route du Revard, Pollet à Drumettaz, Crose à Méry. Leurs tracés souterrains sont bien repérés par des expériences de coloration depuis les dolines du massif du Revard et des Bauges. Elles ne sont pas exploitées pour la consommation courante ; au contraire de la nappe du Sierroz, produisant 400m3/s à Mémard. Celle de Chautagne d’une richesse phénoménale, pouvant produire 3000m3/s, ne l’est pas, conséquence de choix politiques ayant privilégié d’autres sources d’approvisionnement.

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.